À la rencontre des apprenants de l’Access Code School de Nevers, formation labellisée « Fabrique de la Grande École du Numérique »

À la rencontre des apprenants de l’Access Code School de Nevers, formation labellisée « Fabrique de la Grande École du Numérique »

L’Access Code School, labellisée Fabrique de la Grande École du Numérique, a ouvert ses portes à l’Inkub à Nevers et forme depuis août 2018 douze stagiaires en développement web (lire ici notre précédent article à ce sujet). Rencontre avec Boris DEBOT coordinateur et Yoann MOREAU, Estelle JACQUET et Léo BRIET qui termineront la formation le 18 avril.

Pouvez-vous vous présenter rapidement et nous dire comment vous avez entendu parler de la formation Access Code School à Nevers ?

Yoann : C’est un ami qui a vu un article dans le journal qui m’a parlé de cette formation. J’étais déjà à la recherche d’une formation dans le développement web, puisque c’est un domaine sur lequel j’ai pas mal travaillé en autodidacte. Les autres formations que j’ai vues étaient trop chères. La formation à Nevers était moins loin et évidemment moins chère, puisqu’elle est financée.

Estelle : J’ai entendu parler de cette formation par le biais de mon frère qui vit à Nevers. Dans mon cursus que je faisais à Lyon j’avais un module Web Design. J’espérais qu’il me permettrait de faire un BTS dans le développement web en alternance, mais je n’ai pas réussi à trouver d’entreprise. La formation à Nevers correspondait davantage à ce que je cherchais, si je compare à celles auxquelles j’avais accès à Lyon.

Léo : Je suis neversois depuis ma petite enfance. Je m’intéresse à l’informatique depuis très longtemps. J’ai d’abord essayé une licence mathématique et informatique, mais le format ne me convenait pas et il n’y avait pas d’enseignement sur le développement web. J’ai donc décidé de revenir à Nevers, puis j’ai entendu parler de cette formation. J’ai trouvé super l’idée de pouvoir me former dans ce domaine ici à Nevers.

Pouvez-vous me dire un peu plus comment fonctionne cette formation ?

Léo : C’est huit mois de formation qui donnent un niveau de Bac + 2. J’avais l’impression d’avoir perdu mon temps avant, c’est donc quelque chose que j’ai beaucoup apprécié. J’étais prêt à travailler plus vite pour me rattraper. Et c’est exactement ce qu’on nous demande ici : avoir de l’envie et être prêt à faire ce qu’il faut pour y arriver.

Yoann : C’est une formation rapide et compacte donc le rythme est assez soutenu. Il faut être motivé. Il n’y a pas réellement de cours. On travaille directement sur des projets. C’est en travaillant sur ces projets qu’on découvre et qu’on apprend à pratiquer certaines technologies. On travaille souvent en groupes. On doit savoir s’entraider et ne pas rester tout seul dans son coin. Cela nous apprend à nous répartir les tâches et collaborer pour avancer dans les projets.

Estelle : On a 6 mois de formation puis 2 mois de stage. Pour comparer avec les autres formations que j’ai faites, là le stage je le vis tout à fait différemment. Auparavant lors de mes stages je ne me sentais pas apte à travailler en entreprise. Tandis que là je me sens capable de gérer les projets qu’on me demande.

Boris : La formation correspond aux besoins en recrutement des entreprises sur le territoire. Les apprenants sont déjà opérationnels, car cela fait 6 mois qu’ils s’habituent à fonctionner en mode projet. On simule le mode de fonctionnement d’une entreprise finalement. Donc lorsque nos apprenants arrivent en stage, ils sont dans une parfaite continuité.

Comment voyez-vous la suite ?

Yoann : Pour moi la suite c’est de travailler dans l’entreprise qui m’a pris en stage. Ils me proposent un poste à l’issue du stage. Donc je vais rester dans la Nièvre dans un avenir proche.

Estelle : Pour moi c’est en bonne voie aussi. Je devrais pouvoir rester dans l’entreprise où j’ai fait mon stage.

Léo : Moi j’aimerais beaucoup rester dans la Nièvre à l’issue de ma formation.

Boris : Des entreprises se sont rapprochées de nous et se sont montrées intéressés par les futurs diplômés. Le recrutement est en quelque sorte déjà ouvert.

Boris DEBOT, quel bilan faites-vous de ce premier groupe ?

Boris :C’est un bilan positif, dans le sens où le retour des entreprises qui ont accueilli des stagiaires est très bon. Les entreprises témoignent de l’adéquation de la formation avec leurs besoins en compétences. On a déjà de l’intérêt pour les prochaines sessions. Elles sont donc prêtes à accueillir à nouveau des stagiaires, ce qui est un bon signe. Notre groupe actuel arrive doucement mais sûrement vers l’obtention du titre professionnel. L’intérêt de l’Access Code School c’est que les stagiaires sont opérationnels dès l’obtention du diplôme. Ils ont déjà les compétences, les méthodes et bonnes pratiques de travail. Quand ils arrivent en entreprise, il n’y a pas de « choc » entre le monde apprenant et le monde de l’entreprise. Ils ne passent pas du statut d’étudiant au statut de professionnel, ils ont déjà été habitués à être des professionnels pendant 6 mois.

Pouvez-vous m’en dire plus sur les projets que vous menez durant la formation ?

Léo : On a des projets dits « commanditaires ». Il fallait d’abord trouver des projets proposés par des associations. Nous par exemple on a travaillé sur une plateforme pour une personne qui avait une idée de création d’entreprise.

Boris : Un autre groupe a travaillé sur un projet pour l’association « Rire ensemble », qui propose des séances de yoga du rire dans la Nièvre. Les apprenants ont refait le site internet de l’association. L’idée des projets commanditaires est de permettre aux apprenants de travailler sur un projet réel.

Question plus spécifique pour vous Estelle. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cet univers et comment vous donneriez envie aux femmes d’entreprendre des carrières dans la filière numérique ?

Estelle : Je dirais que pour ce qui me concerne, j’ai déjà un parcours plutôt « masculin », avec mon Bac professionnel en dessin industriel, où j’étais la seule fille. Il ne faut pas avoir peur de se lancer. Pour le développement web, j’ai toujours été attirée par la programmation. J’ai aussi un profil très artistique et le développement c’est un milieu où si l’on est artiste, on peut s’éclater complètement. C’est vrai que c’est technique mais il y a beaucoup de place pour la créativité. Une fois qu’on sait bien coder, on peut faire de très belles choses.

Donc ce ne sont pas spécialement des profils « matheux » qui sont recherchés ?

Estelle : Non pas du tout. Je dirais qu’il faut être bon en langues. On apprend un langage avec un ordinateur.

Léo : On se sert très peu des maths dans notre code. C’est avant tout de la logique.

Yoann : Cela peut être utile d’avoir quelques connaissances en maths. Mais c’est pas l’essentiel.

Boris : Effectivement, on apprend une langue informatique qui est codée. Mais les langues parlées ont aussi leur code ! La pratique de la programmation informatique nécessite de manipuler des abstractions. C’est donc vrai que les mathématiciens qui ont déjà l’habitude de manipuler des abstractions seront au départ plus à l’aise.

Si on est intéressé par cette formation, comment peut-on prendre contact ?

Le plus simple est de passer par le site https://www.accesscodeschool.fr/ , rubrique « candidater » et d’indiquer son intérêt pour le site de Nevers.

Webographie :

http://www.accesscodeschool.fr/

https://www.youtube.com/watch?v=d5-0OVmNzs8

https://www.grandeecolenumerique.fr/

Le métier de développeur web :

https://www.youtube.com/watch?v=6ALDzbxuk3g